Anorcri "Anorexie, Boulimie"

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zouzou1979: Bonsoir

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Anorexie chez les hommes



Anorexie au masculin





"On estime que cinq à dix pourcent des personnes souffrant de troubles alimentaires sont des hommes "



Témoignage " Mon anorexie"

Il y a bien des années à l'occasion d'un passage chez mon médecin du travail celui-ci décide d'urgence de me faire hospitaliser. En un an j'avais perdu quelques 17 kilos et cela « sans explications de ma part ». Il fallait réalisé un bilan complet de ma personne. J'étais très « surpris » de cette décision. Je ne me sentais pas maigre, faible ou malade. J'avais l'impression d'être bien portant. A cette époque je vivais seul. J'avais bien subi quelques mois auparavant une déception amoureuse, mais de là à perdre 17 kilos ! (IMC 17,7)

C'est vrai, je mangeais moins depuis un moment. Je surveillais les ingrédients des plats, j'enlevais le gras sur tout, je commençais à ne plus prendre de sucre dans le café, je privilégiais les fruits,…, et cette graisse au ventre (peau) qui ne veut pas diminuer !

J'avais bien « testé » des coupe-faims mais c'était juste pour … , quoi au fait ?

Deux yaourts le soir ! . J'ai craqué, c'est trop ! Il faut que je les retire de mon corps, je vais devenir … Deux doigts dans la bouche, ouffffff !!! Ca va mieux !

Je suis donc hospitalisé l'après-midi même. Je reçois la visite du médecin spécialiste. J'insiste sur le fait que je mange « normalement », que je n'ai pas de problèmes particuliers. Il me prescrit diverses analyses. Dans l'attente des résultats, il décide de me faire manger des repas doubles.

Je ne pouvais pas garder tout cela de mon corps ! De fait, j'agissais pour éliminer le maximum. C'était très plaisant de mentir aux autres, de résister, de se sentir maître de son corps et de sa faim.

L'hôpital ne trouva rien de particulier dans les résultats d'analyses et j'eu donc « le plaisir » de recevoir des doubles repas pendant plusieurs semaines. Je les éliminais en cachette. Bien fait pour l'hôpital !

J'avais parfois droit à la visite de la diététicienne de l'hôpital pour quelques conseils et surtout droit à la balance tous les matins.

Au bout de plusieurs semaines vint le temps de la sortie. L'hôpital avait réussi à me faire reprendre 1 kilo. Je rageais, cette balance devait être détraqué ! J'avais tout fait pour ne pas sortir avec l'impression de …., de les avoir fait gagner.



Nota : Il me semble que personne pendant mon séjour n'a prononcé le mot anorexie.



Retour à la maison, il ne faut plus perdre de poids et surtout ne plus en prendre. Il faut tenir ! Je dois être plus fort que les médecins, ne plus retomber dans leurs mains. J'avais ces résolutions, rien n'était réglé mais la résolution existait.



Les mois passèrent à contrôler mes repas, attention à ceci et à cela. Plus de coupe-faim surtout. Il faut résister aux doigts, il faut résister à la gourmandise, il faut …. Parfois pendant deux jours je craque …, il faut me reprendre et …re et idem.



Peu à peu les crises deviennent moins régulières et de nombreuses occupations accapare heureusement mon temps et mes pensées. Deux kilos de plus, deux de moins. Il faut tenir, encore tenir. Un bon repas copieux entre copains, je dois y aller. Il faut résister aux désirs des doigts.

Dur combats !

Depuis de longues années maintenant je tiens. Les crises sont très rares et surtout de très faibles intensités. Je ne me pèse presque plus, grande victoire!



Mon poids a très peu évolué, quelques kilos de plus, rien de bien méchant. C'est de moins en moins dur. J'en suis sortie de cette maladie quasi-certainement.

Je n'ai jamais parlé de la maladie à ma famille, j'ai réussi à éviter d'être obligé de le faire. Cela a certainement aidé à tenir ma résolution, la peur de devoir m'expliquer peut-être.



Voilà très rapidement l'histoire de mon anorexie.





M. un homme de 48 ans


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