Anorcri "Anorexie, Boulimie"

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Anorexie et grossesse



Anorexie et grossesse



On entend très souvent dire qu’il n’est pas possible d’être enceinte si l’on souffre d’anorexie.

Cela n’est pas entièrement juste, avec une alimentation très restreinte certaines femme ne souffrent pas d’aménorrhées et la conception d’un bébé n’est alors pas impossible.

Il faut rester très prudente face à un désir d’enfant lors d’anorexie mentale, car si une grossesse est possible, il n’est pas dit que psychologiquement ce soit pareil.

Une grossesse entraîne l’acceptation d’une prise de poids qui peut-être difficile à gérer que ce soit durant la grossesse ou après la naissance de l’enfant.



Petit rappel sur l'anorexie







C'est le besoin obsessionnel de maigrir



Un besoin, pas une envie. Une force inconsciente et incomprise qui vous pousse à restreindre votre alimentation alors que votre poids corporel ne lejustifie pas. Il est inutile d'y chercher quelque stratégie de séduction, ce besoin dérive d'une peur panique de grossir, de devenir obèse.



Les jeunes filles ou femmes touchées ne perdent pas ces kilos pour plaire au sexe opposé.



Elles le font pour elles parce qu'elles se sentent mal dans leur peau, qu'elles se sentent incomprises. C'est une façon d'acquérir une autonomie.L'anorexie mentale commence non pas quand une personne « veut » maigrir, mais quand sans s'en rendre compte elle ne peut plus rien faire d'autre que maigrir. La pensée de maigrir n'est pas anorexique. Mais le fait de ne penser qu'a ça, de balayer tout le reste, témoigne de la pensée anorexique. Le besoin de maigrir se transforme très vite en angoisse de regrossir. Tout est bon alors pour intensifier la perte de poids. L'angoisse de regrossir agit comme un miroir déformant dans lequel la malade se voit grosse alors qu'elle est se sait maigre.



Elle s'inflige de terribles restrictions alimentaires car contrairement à l'anorexie vraie ou l'absence d'appétit, aux débuts de l'anorexie mentale, la malade a faim et lutte contre celle-ci. Ce n'est pas une psychose, car la malade est consciente de son trouble



D’autres problèmes sont à prendre en compte





La personne souffrant d’anorexie mentale a un besoin permanent de tout maîtriser, il n’est pas rare que sa journée soit parfaitement planifiée ne laissant pas de place à l’imprévu car ce dernier est un facteur de stress bien trop difficile à gérer.



L’arrivée d’un enfant vient perturber ce rythme, il est impossible de maîtriser un nourrisson, c’est à la maman de s’adapter à son rythme qui n’est bien sûr pas le même d’un jour à l’autre.





La personne souffrant d’anorexie mentale à énormément de mal à gérer le stress.



Les pleures d’un bébé peuvent générer un stress important si on n’a du mal à gérer ce dernier.

Le manque de sommeil durant les premières semaines voir les premiers mois viennent aggraver la situation.



La prise de repas peut également être très compromise





La prise de poids du à la grossesse devient souvent un véritable problème, le besoin de perdre ses kilos peut devenir une obsession et aggraver le mental déjà fragilisé par la chute des hormones.

Le stress et la fatigue peuvent devenir un véritable frein à l’alimentation.

La dépression n’est alors plus très loin, s’occuper de l’enfant devient de plus en plus difficile, la culpabilité de ne pas s’en sortir face à ce bébé tant attendu peut devenir très forte.



Conclusion





Il est important d’avoir une véritable réflexion sur les conditions d’accueil d’un enfant, il ne faut pas hésiter à reprendre rendez vous chez son thérapeute pour en parler.

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